Rolling Saône 2010

No one is innocent- Eiffel: rock majeur

Eiffel, No One Is innocent, Jones et co

Le festival Rolling Saône tourne rond. En fin de soirée les organisateurs savourent "un bilan globalement positif. Bonne ambiance et bonne affluence". 2000 spectateurs le premier soir, nettement plus le second, le public a suivi l'esprit d'une programmation éclectique et donc risquée. Un pari faisant dire à Tom Frager "ce que j'aime ici, c'est qu'il y a tous les styles de musique. Nous, on est reggae mais on aime bien le rock".
Ce dernier s'est d'ailleurs payé un longue séance de dédicaces à l'instar de la plupart des artistes. Ambiance champêtre garantie. Avec à la clef quelques belles sensations.
Le point d'orgue du vendredi a sans contexte été le concert de No One Is Innocent. Un son lourd, des textes enragés et une occupation de l'espace qui faillit presque déstabiliser l'organisation quand le chanteur, Kemar, a invité le public sur scène avant lui même de finir le concert au milieu du public. Suffisant pour conquérir les graylois qui ont élu le groupe "président de la république". A la fin du set, Kemar n'hésite pas à dire "on est tombé sur un site accueillant qui nous a mis de bonne humeur. En plus on a eu un super son sur scène, ça ne peut que bien se passer" avant de recevoir l'accolade de la chanteuse de My Dog Ate My Homework qui avait ouvert le festival. Une belle leçon pour cette prof. Un discours régulier chez tous les artistes, un signe qui ne trompe pas.
Les spectateurs du samedi retiendront la gentillesse de Mickael Jones et ses clins d'œil farceurs à l'aventure Goldmann, le dandysme enfantin d'Archimède et la rage communicatrice d'Eiffel lors du concert qui a rassemblé le plus d'aficionados depuis la création du festival. Des découvertes aussi comme Clara Yucatan ou Buridane, seule avec sa guitare. S'il est encore trop tôt pour faire le bilan financier du festival, difficile de ne pas noter l'impact de la seconde scène qui fait entrer Rolling Saône dans la catégorie supérieure. Une bonne entrée en matière pour ce début de saison des festivals.

du dub à Buridane et au reggae

Les indiscrétions d'un festival

Les indiscrétions d'un festival

En coulisse, les artistes se lâchent en toute simplicité. Petit aperçu des principales déclarations des uns et des autres.
"J'étais chez moi ce matin dans le jardin. C'est bien de venir en voisin" évoque Yves Jamait avant de monter sur scène. "J'ai besoin d'avoir des images qui se forment, c'est pourquoi depuis le début je théâtralise le spectacle. Quand j'ai commencé, j'étais dans un délire qui se prolonge. Je me prends pas la tête" avoue-t-il. Comme d'autre, il n'a pas hésité à se promener au milieu du public.
Plus étonnante, la gène ressentie par le groupe Eiffel au moment de faire eux mêmes les balances. "Il y avait un concert juste en face. avec une fille seule avec sa guitare. On nous disait qu'il y avait pas de soucis mais on a été dans la retenue. Pour le reste, on a été favorisé car on nous a logé dans l'office du tourisme et on a eu le parc en bord de Saône pour nous tous seul" avoue le batteur qui poursuit en jugeant "que l'on est dans une bonne période. Les concerts font le plein, l'album a bien marché et radio et on profite car beaucoup d'artistes n'ont pas cette chance".
Constat bien reçu par un groupe qui monte, La Jarry. "C'est le début de la saison des festivals, on peut tester nos nouvelles chansons avec un public chaud qui ne nous connais pas forcément mais s'avère très réceptif" souligne le batteur Nicolas qui revendique l'importance de la scène pour les groupes de musique face à la diminution des ventes d'album. "Elle sauve les artistes".

Mickael Jones

Flow de questions

Question: Quelles sont vos impressions après le concert?
Flow: C'était chouette. Il y avait plein de monde. quand on a commencé à jouer, on avait des intentions, on voulait dire des choses contre ce qui nous agace comme l'inhumanité et la bêtise. On a l'impression d'être écouté.
Q: Pouvez-vous présenter le groupe en quelques mots?
Flow: Au départ on ne savait pas qu'après le premier album on continuerait. Il s'est bien vendu en auto-production à 10 000 exemplaires. Le public porte notre projet? Nous sommes 4 dont une fille. On a été élevé avec Piaf et Brel puis à l'adolescence avec les Béruriers Noirs et Janis Joplin. L'important est que ma mère puisse écouter ce que je fais mais aussi les punks. J'ai envie de réunir tous ces univers différents. . On dit parfois que l'on fait du "trash classique". D'ailleurs on me surnomme Edith Trash.
Q: Vous avez un album en préparation?
Flow: Oui, On espère le sortir d'ici la fin de l'année. Nous avons chanté certains titres de ce futur album ce soir. Le public semble adhérer. Comme toujours nous aurons quelques invités. Après Idir et La Rue Kétanou, nous allons recevoir Romain Didier et un jeune artiste.

Ne pas être en retard

Dernière ligne droite pour cette nouvelle édition du festival Rolling Saône avec un programme riche et qui va nécessiter de se présenter tôt sur le site de la Halle Sauzay de Gray. En effet, contrairement aux éditions précédentes, les têtes d'affiches vont débuter avec les dernières lueurs du jour puisque Mickael Jones est attendu sur scènes dès 18h05, de quoi partager en famille les sonorités populaires du plus francophone des gallois. Assurément un des temps forts annoncé du festival. Les deux scènes du festival accueillent également le dijonnais Yves Jamait, Archimède ainsi qu'Eiffel et son rock mélodique et engagé.
Rolling Saône s'est ouvert vendredi soir avec un des gagnants des tremplins, à savoir My Dog Ate My Homework, des bisontins qui symbolisent bien la diversité de la programmation portée à la fois sur les talents régionaux et nationaux.
Programme du jour: 17h15 Clara Yucatan; 18h05 Michael Jones; 19h20 Tefeo; 19h50 Yves Jamait; 21h05 Buridane; 22h05: Eiffel; 23h20 Tefeo; 23h50 Archimède et en clôture Somodaya à 00h55.

Yves Jamait

No one is president

Le festival Rolling Saône est monté en puissance tout au long de la soirée de vendredi à la grande satisfaction de l'organisation. Le mélange Reggae-rock dur a fonctionné faisant dire à Tom Frager "ce que j'aime ici, c'est qu'il y a tous les styles de musique. Nous, on est reggae mais on aime bien le rock". Message entendu.
Ce dernier s'est d'ailleurs payé un longue séance de dédicaces avec simplicité, à l'instar de la plupart des artistes présents ce jour là.
Première sensation avec le groupe Flow et son "flow" de messages au public. Pas de fausses notes donc, et un rendez vous particulier pour bien des groupes. "C'est le début de la saison des festivals, on peut tester nos nouvelles chansons avec un public chaud qui ne nous connais pas forcément mais s'avère très receptif" souligne t-on du coté de La Jarry qui revendique l'importance de la scène pour les groupes de musique face à la diminution des ventes d'album. "La scène sauve les artistes" affirme son batteur, Nicolas.
Avant que Zenzile ne ponctue un premier soir réussi, le point d'orgue a sans contexte été le concert de No One Is Innocent. Un son lourd, des textes enragés et une occupation de l'espace qui faillit presque déstabiliser l'organisation quand le chanteur invite le public sur scène avant lui même de finir le concert au milieu du public. Suffisant pour conquérir les graylois qui ont élu le groupe "président de la république". A la fin du set, Kemar, le chanteur n'hésite pas à dire "on est tombé sur un site accueillant qui nous a mis de bonne humeur. En plus on a eu un super son sur scène, ça ne peut que bien se passer et nous donner envie de tout donner. Les gens ont été réceptif, c'est une bonne soirée" avant de recevoir les félicitations des autres groupes à l'instar de la chanteuse de My Dog Ate My Homework qui avait ouvert le festival. Une belle leçon pour cette prof. Dernière surprise avec Benja qui a convié Clara Yucatan à les rejoindre sur scène, une passerelle avec le second jour.

Un groupe, un mot et plus encore

Dans l'ordre de passage.

My Dog Ate My Homework: groupe régional de rock soft à l'ancienne mais sympathique avec une bonne cohésion générale. Peu de public pour eux mais ont tenu la route. Attendent de jouer enfin à domicile pour montrer aux élèves de la chanteuse ce dont elle est capable...

Flow: groupe qui mix les genres chanson française engagée et sonoritées parfois plus pêchues. sens du spectacle et engagement total sans prise de tête mais un réel plaisir communicatif. Bonne pioche.

La Jarry: groupe orléanais de rock classieux et efficace. Du classique qui fonctionne bien et s'apprète à partir à la conquète du québec. Moment sympa et membres sympas ce qui ne gate rien.

Tom Frager: pas mon truc du tout. C'est gentil et familial mais ça n'a pas vraiment d'originalitéé et c'est très répétitif globalement. Mais le mec est sympa et fait le travail aisement et sans chichi, point positif. bonne route à lui, son concert a plus en tout cas.

Benja: dans la logique Frager dans un style plus aérien et rythmé. Gentil groupe régional agréable à écouter même si j'avoue au final ne pas retenir trop ce qu'ils ont chanté. Sympa d'avoir convié Clara Yucatan sur scène.

No One Is Innocent: de très loin le vrai concert du premier jour. Ils maitrisent la scène et le public comme des pros. Du rock dur, des phrases chocs, une attitude explosive. confirmation d'un très grand groupe rock français, qui plus est sympas en dehors. Clin d'oeil amusant avec le contraste énergique sur scène et les préparatifs d'avant concert avec le gel pour la coiffure et le "costume. du moins pour ceux qui étaient ni chauve ni torse nu (ça exclu le chanteur de facto). savoureux.

Zenzile: si c'est pas trop mon truc à la base, concert interressant tout de même mais décevant car une grande partie du public s'était barré en douce. Ils ne savent pas qu'ils ont raté un concert de bonne facture, tant pis pour eux.

Clara Yucatan: chanson sans prise de tête fantaisite et sérieuse à la fois, rafraichissant.

Mickael Jones: concert sympa d'un grand timide. On voit le mec habitué d'être musicien, il se cache souvent derrière son groupe et se met à leur niveau. Agréable de fait. Un bémol toutefois: le faible public en face de lui, sans doute au plus 700 personnes et encore je suis large. il aurait sans doute été préférable d'inverser les "vedettes" du soir dans le sens suivant: Archimède, Jones puis Jamait et enfin Eiffel.  tant pis pour les absents, ils ont raté la poésie bluesy rocke zen de Jones.

Téféo: forcément le groupe décalé du festival, un peu jungle. Le sens du spectacle est là, auraient quasiment pu se passer de scène un peu comme un groupe comme Zita Swoon dans un autre registre.

Yves Jamait: depuis notre "première rencontre" en 1998 (à Dijon forcément au théâtre des feuillants en première de Thomas Fersen), il a pas changé dans l'esprit ni la forme, théatralisation et scénètes inter-titres. Dommage d'avoir réduit, comme pour eiffel et d'autres, leur prestation à un format court, il n'a pu déployer toute sa palette et ça laisse finalement sur sa faim. Un artiste attachant et au style imparable.

Buridane: une des belles surprises avec ce petit bout de lyonnaise, seule avec sa guitare, au registre tendre et mélancolique et une voix douce et marquante. En plus pas destabilisée par le bug du festival, les balances d'eiffel durant son set, posant le problème de deux scènes en face à face. Difficile pourtant de faire autrement sur ce site. A méditer toutefois. certains le repprochent à Eiffel, or ils n'y sont pour rien et étaient plus que génés de la situation. On peut être rock et avoir du coeur..... c'est d'ailleurs souvent le cas.

Eiffel: comme toujours, présents avec leurs tubes comme Hype, ..... Plus de dix ans d'un parcours riche. Concert trop court là encore, il manque quelques tubes et ils ont sans doute du enrayer leur capacité à se lancer dans des digressions musicales toniques. Dommage, dommage. groupe en or aussi en dehors de la scène.........

Archimède: Je vais me faire lyncher mais j'ai pas du tout aimé ce groupe. Trop basique, tout y sonne faux tant dans l'attitude que le reste. Un groupe pour ado si j'en juge par le public massé dans les premiers rangs ce qui n'a rien de critiquable en soi mais ça vole très bas, aucune finesse, beaucoup de paraitre mais je leur reconnais etrangement un coté pro "je sais ce que je veux et ou je veux aller" avec un jeu de scène rodé et un jeu avec les photographes rodé aussi du genre je prends la pose pour toi mon gars et toi seulement.... Ca emprunte à  beaucoup de chose, mais au final ça ne m'a procuré que de l'ennui et l'impression de me faire avoir. une sensation que je deteste. Vraiment pas mon truc et à mes yeux, le moins bon groupe du festival. mais bon, ils ont leur public qui à priori doit mieux les comprendre que moi. Je me dis que je dois vieillir donc.....

Somadaya: groupe qui monte, avec une chanteuse femme-enfant taquine. Ce qui lasse au bout d'un certain temps ce soté Bjork-Emilie Simon. Du potentiel à confirmer. peu de spectateurs toutefois pour eux. Mais choix de cloture logique.

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